Un peu d’histoire voulez-vous ?
L’acte de capitulation de l’Allemagne nazie (rédigé par des officiers américains) est signé le 7 mai 1945 à 2h41 du matin, à Reims. C’est la fin de la guerre en Europe (parce que dans le Pacifique, ça ne se termine que le 2 septembre 1945). Coté vainqueurs : les anglais, les américains et les russes.
Et les français ? Bonne question. Le général François Sevez, chef d’état-major méconnu du général de Gaulle, est simplement invité in extremis à contresigner en fin de cérémonie, en qualité de simple témoin. Eh oui, officiellement, la France s’est retirée de la guerre depuis le 22 juin 1940, mais Charles de Gaulle a convaincu Winston Churchill d’accorder à la France le privilège d’être à la table des vainqueurs (ça n’allait donc pas de soi !).
Le texte définitif, celui du 9 mai 1945 à 0h28, signé à Berlin et exigé par Staline, (Joseph Iossif Vissarionovitch Djougachvili, de son vrai nom) est d’ailleurs rédigé en anglais, en russe… et en allemand, pas en français. Pour la France, c’est le général Jean de Lattre de Tassigny (un peu plus connu que Sevez) qui le signe (en tant que témoin, encore une fois).
A noter que ni les Anglais, ni les Américains ne chôment le 7, le 8 ou le 9 mai quoi qu’ils aient les meilleures raisons du monde de commémorer cet anniversaire. Quant aux Russes, c’est le 9 mai qu’ils célèbrent la capitulation de l’Allemagne nazie. La France est donc le seul pays qui commémore le 8 mai 1945 par un jour férié et chômé ! Curieux non ? Rédacteur : Patrick-Robin, mon Papa.
